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UNE PALMERAIE A PARIS, PORTE DOREE

PORTE DOREE

Les Parisiens possèdent une superbe palmeraie méconnue, à la Porte Dorée en lisière du Bois de Vincennes. A coté du Pavillon (en pur style Art Déco et actuellement Musée de l’Immigration) de l’exposition coloniale de 1931, se trouve une superbe allée double de Trachycarpus fortunéi  qui symbolise la végétation exotique de nos anciennes colonies d’Afrique et d’Asie.

Au fond de l’allée vous apercevez la magnifique statue en bronze d’Athéna réalisée pour l’exposition universelle par Léon-Ernest Drivier, un élève de Rodin.

Le Trachycarpus est l’un des palmiers les plus resistant au froid (jusqu’à – 15 c) et pourait donc être planté en pleine terre dans de nombreux endroits en France. Il est facilement identifiable grâce à son stipe abondamment garni de fibres brunes, d’où son appelation courante de « palmier chanvre ». Il est malheureusement très attaqué par le papillon.

Ce palmier assez courant dans le Pays Vençois, se developpe cependant mieux le long des côtes de l’Atlantique et de la Manche où le climat plus frais et plus humide lui convient parfaitement. Nous avons même découvert plusieurs Trachycarpus en pleine terre en Angleterre à Stamford, ville jumelée avec Vence et située au Nord Est de Londres.

Salon LyauteyLe bois de palmier était également très prisé en ébenisterie, surtout en placage de mobilier du style Art Déco. Deux salons situés à chaque extrémité du Pavillon contiennent de superbes meubles Art Déco. En particulier, la massive porte d’entrée du salon de réception du Maréchal Lyautey, commissaire Général de l’expostion coloniale de 1931, est réalisée en bois de palmier du Gabon dit « Patawa ».

 

 

 

   L’Hyophorbe amaricaulis en voie de disparition à l’Ile Maurice

L’Hyophorbe amaricaulis (hurricane palm or loneliest palm) est un palmier uniquement présent sur l’Ile Maurice. Il est classé sur la liste rouge de l’IUCN des espèces en voie de disparition comme étant en « danger critique ». Ce palmier a été identifié par le botaniste Philibert Commerson vers 1770.

C’est aujourd’hui le palmier au monde le plus rare, avec un seul exemplaire restant, qui a survécu lors de la destruction de la forêt primaire humide qui était son biotope naturel. Ce seul palmier, protégé dans un jardin botanique de l’île Maurice, ne peut plus se reproduire naturellement car les inflorescences mâles et femelles (il s’agit d’une espèce monoïque) ont des périodes de floraison différentes.

Des essais de propagation « in vitro » ont bien été tentés à l’île Maurice, mais malheureusement sans succès. De nouveaux  essais en Grande Bretagne (2008) ont permis l’obtention de quelques jeunes plantules, qui n’ont pas survécu lors de leur transplantation.

Seule une tentative de clonage pourrait peut être permettre de sauver cette espèce de son extinction.

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L’Hyophorbe amaricaulis de l’île Maurice                                                                                          (Photo de W. Couvet de la Société Palmophile Francophone)